Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 11:32

ben oui, c'est plutôt bien dit.
Fred Vargas soutient le
Rassemblement Europe Ecologie

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas


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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 01:12
DE NOUS !
Plus de bonus pour les patrons de banques ! Après les dirigeants de BNP Paribas, qui ont accepté vendredi de renoncer à la part variable de leur rémunération, suite aux pressions de Nicolas Sarkozy, c’est au tour du Crédit agricole et de la Société générale de craquer. Les conseil d’administration de la banque verte et de la Société générale se sont réunis en urgence cet après midi avec pour ordre du jour la suppression du bonus pour les deux patrons de la Socgen (Daniel Bouton, président, Frédéric Oudéa, directeur général) et pour celui de Georges Pauget, le directeur général du Crédit agricole (photo). Le même Pauget qui affirmait encore vendredi que ce n’était pas à l’Etat de dicter la politique de rémunération des banques mais aux conseils d’administration. Il avait raison : il oubliait juste de dire que le conseil d’administration allait obéir à Sarkozy…Et à ceux qui s’inquiètent pour les fins de mois de Baudoin Prot, Michel Pébereau et Georges Pauget, on rappellera juste leur salaire fixe 2008 (respectivement 700 000, 900 000 et 920 000 euros). Pour Oudéa, qui a été nommé courant 2008, sa rémunération fixe devrait être de 850 000 euros pour 2009.
Pour mieux appréhendre les chiffres, Bouton par exemple gangne plus de 3 500 euros chaque jour sur son salaire fixe. Avec ça, je comprends qu'il puisse abandonner ses primes sans trop de problème.OUdéa , lui empoche chaque jour plus de 23 000 euros....
Et puis j'ai également découvert que de nouvelles agences bancaires poussaient un peu partout, trois banque l'une en face de l'autre au milieu de la rue de Mirande à Dijon. Alors tout ce patrimoine foncier des banques , il ne  peut pas être revendu pour éponger les conneries?

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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 22:54
  • Je bouts : une demi-heure ce matin sur France Inter, une demi heure sur Europe en fin d'après midi, et ce soir il parade sur le journal de France 3. Jean-Marie MESSIER, qui a été contraint de quitter Vivendi après avoir accumulé des dettes phénoménales, chantre du capitalisme et du libéralisme, des privatisations etc... vient nous donner des leçons de critique du capitalisme. Et à chaque fois promo pour son bouquin...
  • Il y a deux ans, à quelques mois de l'élection présidentielle, le Parti socialiste publiait une brochure taillant en pièces le programme de Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP y est décrit en "néoconservateur américain à passeport français". L'auteur de ce pamphlet ? Éric Besson, ancien secrétaire national de l'économie du PS, aujourd'hui "favori" du chef de l'État. L'ancien socialiste vient d'être nommé à la tête d'un ministère honni par la gauche, celui de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire...

Comment les médias et les politiques peuvent-ils encore être crédibles ?



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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 20:00


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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 13:12
  • En résumé,

    - transfert des couts aux communes , donc si vous habitez une commune riche tant mieux...L'éducation n'est elle pas NATIONALE ?

    - participation des familles ... L'école n'est-elle pas GRATUITE ?

    Tout va bien, l'égalité inscrite aux frontons des mairies progresse.



    Des jardins d'éveil pour remplacer l'école à 2 ans ?

Un rapport sénatorial préconise la création de jardins d'éveil pour accueillir les enfants de moins de trois ans. Une structure intermédiaire entre la crèche et l'école maternelle.

L'école est inadaptée aux enfants de moins de 3 ans. C'est en tout cas la conclusion d'un rapport publié aujourd'hui par trois sénateurs UMP, qui préconisent la mise en place de jardins d'éveil pour les enfants de 2 ans. Sur la forme, «les enfants seraient encadrés par des éducateurs, idéalement dans des locaux à proximité de l'école, pour familiariser progressivement l'enfant à sa future scolarité», détaille la sénatrice Monique Papon, dans un entretien accordé au journal Ouest France. Sur le fond, «il s'agirait, tout en poursuivant la socialisation des enfants, de les aider par le jeu à développer leurs capacités linguistiques».

«La scolarisation précoce a un intérêt pour les parents, pas pour les enfants. Or, elle ne doit pas pallier un manque de structures d'accueil de la petite enfance», justifie la sénatrice Monique Papon.

Les jardins d'éveil constitueraient dès lors une structure intermédiaire entre la crèche et l'école maternelle. Le financement, lui, reste assez flou pour le moment. Il pourrait être assuré de façon tripartite par les communes, les Caisses d'allocations familiales et par une «participation modeste» des parents.

 

Du côté des enseignants, la proposition relance le débat de la scolarisation précoce. «Encore une fois, on s'attaque aux problèmes mais pas à ses causes, peste Stéphanie Valmaggia, déléguée nationale du syndicat SE-UNSA, chargée du premier degré. Car quel est l'apport de ces jardins d'éveil par rapport à l'école primaire ? Pour le moment, on n'en voit aucun.» Et Stéphanie Valmaggia, de critiquer la méthode de ce rapport : «Il n'y a absolument aucune statistique pointue, seulement des considérations personnelles de personnes qui sont, pour la plupart, contre la scolarisation précoce.»


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